D’Erbil à Mulhouse, l’exil des chrétiens d’Irak

agrandir Le 11 septembre 2014, au consulat français d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan au nord de l’Irak, Khalil, entouré de ses enfants, reçoit les visas pour se réfugier en France.
Le 11 septembre 2014, au consulat français d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan au nord de l’Irak, Khalil, entouré de ses enfants, reçoit les visas pour se réfugier en France. © Olivier Jobard / MYOP
Le 11 septembre 2014, au consulat français d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan au nord de l’Irak, Khalil, entouré de ses enfants, reçoit les visas pour se réfugier en France.
Le 11 septembre 2014, au consulat français d’Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan au nord de l’Irak, Khalil, entouré de ses enfants, reçoit les visas pour se réfugier en France. © Olivier Jobard / MYOP

Le 6 août 2014, devant l’avancée des combattants de l’État islamique, Khalil, Nida et leurs trois enfants ont fui leur ville de Qaraqosh, située dans la plaine de Ninive. Comme des dizaines de milliers d’autres chrétiens d’Irak, cette famille a fait le choix de l’exil. Récit de son arrivée et du début de son intégration en France.

La vie des chrétiens d'Irak aujourd'hui

À propos de l'article

  • Créé le 10/12/2014
  • Publié par :Claire Billet
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6889, du 11 décembre 2014

Le 20 septembre 2014, Khalil, fiévreux et perdu dans le dédale étouffant du métro parisien, lâche : « Où est Qaraqosh ? » Ce jour-là, son frère Victor, installé en France depuis une décennie, l’emmène avec dix-sept de ses proches vers une nouvelle vie, à Mulhouse dans le Haut-Rhin.

J’avais investi mes économies dans ma maison, et je dois tout reprendre à zéro

→ soupire Khalil, qui dirigeait en Irak un laboratoire d’analyses médicales. Le voilà désormais en France, où la première étape, primordiale pour lui et les siens, est l’apprentissage du français.

Dès leur arrivée en Alsace, un jeune retraité mulhousien a commencé à leur apprendre les bases de la langue, pour qu’ils reprennent progressivement le contrôle de leur vie, puissent s’ouvrir aux autres, entrer dans le tissu social.

« Je ferai tout mon possible pour nos trois enfants »

Toute la famille attend sa régularisation, qui donnera droit aux cours linguistiques dans le cadre de l’aide aux réfugiés politiques. Khalil sait que ce n’est qu’une question de temps.

En effet, une note du ministère de l’Intérieur, datée du 14 août 2014, lui assure qu’« un dispositif a été mis en place pour l’accueil des ressortissants irakiens appartenant à des minorités persécutées en raison de leurs convictions religieuses ».

Une procédure dite du « visa au titre de l’asile » permet d’expédier en peu de temps un processus généralement très long.

Malgré cette aide administrative essentielle, Nida est parfois prise de vertige devant l’ampleur de la tâche que constitue l’intégration des siens et notamment de Jubran, son fils aîné, 21 ans, qui doit entrer à l’université et terminer ses études de dentiste :

« Une chose est sûre, confie-t-elle,je ferai tout mon possible pour nos trois enfants. Et quand je regarde Rachel, j’ai la confirmation que nous avons fait le bon choix. »

Rachel, c’est sa petite dernière qui vient de rejoindre l’école primaire pour ses premiers cours. Chaque matin, déjà, elle prend le bus en souriant...


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Paru le 18 janvier 2018

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