Des lecteurs et une lauréate : une rencontre intense

agrandir De gauche à droite : les journalistes Isabelle Marchand et Muriel Fauriat aux côtés de l'écrivaine Céline Raphaël.
De gauche à droite : les journalistes Isabelle Marchand et Muriel Fauriat aux côtés de l'écrivaine Céline Raphaël. © Louise Allavoine / Babel
De gauche à droite : les journalistes Isabelle Marchand et Muriel Fauriat aux côtés de l'écrivaine Céline Raphaël.
De gauche à droite : les journalistes Isabelle Marchand et Muriel Fauriat aux côtés de l'écrivaine Céline Raphaël. © Louise Allavoine / Babel

Le 26 novembre 2013, le jury du prix Pèlerin du témoignage a  rencontré Cécile Raphaël, l’auteure de La démesure, dans les locaux de Bayard.

À propos de l'article

  • Créé le 05/12/2013
  • Publié par :Isabelle Marchand et Muriel FAuriat
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6836, du 5 décembre 2013

« Ce fut un véritable plaisir, non seulement de rencontrer ”en chair et en os” Céline Raphaël dont on ne peut qu’admirer le combat, mais aussi les autres membres du jury… La journée fut trop courte ! » Élisabeth Geslin, de Rouen, faisait partie de la dizaine de lecteurs du jury de Pèlerin, venus féliciter leur lauréate, au siège de la rédaction, mardi 26 novembre 2013.

Céline Raphaël, tout juste docteure, était accompagnée de son éditeur Jean-Charles Gérard, créateur de la maison d’édition Max Milo et de Flora Meaudre, attachée de presse.


 Son. Le prix du témoignage : "Une récompense ancrée dans l'actualité" pour Catherine Lalanne, rédactrice en chef à Pèlerin.


Autour de plateaux-repas dans la salle réunion de Pèlerin, les langues se sont déliées, l’auteure s’est dévoilée, répondant aux multiples questions avec naturel et simplicité.

Oui, sa mère porte une grande culpabilité et tente de se « rattraper » : mère et fille s’appellent chaque jour. Las, les relations sont quasi inexistantes avec son père, toujours dans le déni, et compliquées avec sa sœur.


Force est de constater que les juges croulent sous les dossiers, que les éducateurs ne font souvent que du gardiennage et qu’il manque des bénévoles pour aider ces jeunes.

Interpellée par Simone Marchand, de Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine) sur l’impact du procès dans sa reconstruction, Céline Raphaël a répondu que la justice lui avait donné raison et permis d’être reconnue comme victime : « Ma sœur n’a pas eu cette chance. Sa souffrance psychologique a été niée, elle a plus de mal à rebondir. »

Autour de la table, beaucoup de lectrices enseignantes, émues, ont souligné la difficulté de repérer les enfants maltraités à l’école, déplorant le manque de moyens en infirmières et en médecins scolaires.

 « Vos séjours de foyer en foyer, c’était une double peine ! » lance Jocelyne Monnot, de Laize (Saône-et-Loire).

« Force est de constater que les juges croulent sous les dossiers, que les éducateurs ne font souvent que du gardiennage et qu’il manque des bénévoles pour aider ces jeunes », complète Céline Raphaël.

Mais le combat est lancé. La parole déjà fait son œuvre, comme dans le service de soins palliatifs où la jeune interne a travaillé. À la sortie du livre, des professionnels de son équipe lui ont confié leurs souffrances d’enfant.

Preuve que la maltraitance peut frapper tous les milieux ! Le message est passé, l’émotion restera. Après la visite de Pèlerin, les lecteurs ont continué longtemps à débattre dans le hall de Bayard.

► Découvrez le classement de notre jury dans Pèlerin, n° 6836, du 5 décembre 2013.

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Paru le 10 mai 2018

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