Le pape au chevet de la Syrie

agrandir Depuis plus d'un an, entre 2000 et 3000 réfugiés arrivent chaque jour dans la zone ouest d'Alep.
Depuis plus d'un an, entre 2000 et 3000 réfugiés arrivent chaque jour dans la zone ouest d'Alep. © STRINGER / AFP
Depuis plus d'un an, entre 2000 et 3000 réfugiés arrivent chaque jour dans la zone ouest d'Alep.
Depuis plus d'un an, entre 2000 et 3000 réfugiés arrivent chaque jour dans la zone ouest d'Alep. © STRINGER / AFP

Dans une lettre, remise le lundi 12 décembre à Bachar Al-Assad, le pape François demande au président syrien de mettre fin à la guerre et de rétablir la paix.

À propos de l'article

  • Créé le 13/12/2016
  • Publié par :Laurence Faure
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    13 décembre 2016

Alors que l’ONU fait état « d’atrocités », « impossibles » à vérifier « de manière indépendante », commises à Alep ces derniers jours contre un grand nombre de civils, le pape François a adressé le 12 décembre au président Bachar Al-Assad un message pressant en faveur de la paix dans son pays.

Une lettre remise en mains propres au président controversé par le tout nouveau cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie – à l’occasion d’une visite « de courtoisie », a indiqué ce dernier à Radio Vatican –. Le pape demande directement à Bachar Al-Assad que les efforts de chacun soient multipliés pour "mettre fin à la violence" et aboutir à une "résolution pacifique des hostilités", rapporte l'agence italienne ANSA. Il l'appelle également à garantir que le « droit humanitaire international soit pleinement respecté concernant la protection des civils et l’accès aux aides humanitaires »
 
Le président syrien a reçu cette lettre « avec beaucoup de respect et d’attention », a encore précisé Mgr Zenari, qualifiant le message du pape de « signe fort de son affection pour la Syrie, et de son empressement à ce que la situation humanitaire s’améliore ».
 
Joint par l’agence de l’épiscopat italien SIR, le jésuite Sami Hallak, directeur des projets du Jesuit Refugee Service à Alep, rappelle les conditions de vie « catastrophiques » des habitants d’Alep. Il évoque particulièrement ceux de la zone Est de la ville (ancien bastion des opposants au régime Assad), privés de gaz et d’électricité « depuis environ un an », sans compter le « vacarme incessant des combats » et le risque d’être « touchés par les bombes » lors de leurs déplacements dans la zone ouest, « où on estime entre 2000 à 3000 le nombre de réfugiés qui arrivent chaque jour », dont de nombreuses familles et enfants. 

Interrogé sur les relations interreligieuses dans la ville bombardée, le P.Hallak assure que de nombreux volontaires musulmans « se réjouissent » de Noël avec eux et « qu’aucun musulman » ne manifeste « d’allergie » aux fêtes chrétiennes en général.
 
Depuis le début de son pontificat, le pape François n’a pas cessé d’appeler à la paix et à la réconciliation en Syrie.

Vidéo. Le message du pape François pour la Paix en Syrie.

 

On se souvient notamment de la journée de jeûne et de prière pour la paix  (dont une veillée de plusieurs heures) organisée à la basilique Saint-Pierre, le 7 septembre 2013, mais aussi de ses multiples appels à la communauté internationale en faveur du peuple syrien, lancés depuis sa fenêtre du Palais apostolique, place Saint-Pierre, après avoir prié l’Angélus dominical avec la foule habituelle des pèlerins.

Le 11 décembre dernier, à cette même place, il a encore une fois rappelé qu’il ne fallait pas oublier qu’Alep était « une ville avec des gens : enfants, familles, personnes âgées ou malades… ». « Nous sommes malheureusement habitués à la guerre, aux destructions, a-t-il déploré, mais nous ne devons pas oublier que la Syrie est un pays plein d’histoire, de culture et de foi. Nous ne pouvons accepter que tout cela soit nié par la guerre qui est une accumulation d’abus de mensonges. »

Un écho direct à un autre message, également publié le 12 décembre, en vue de la Journée mondiale pour la paix du 1er janvier 2017. Texte dans lequel il prêche avec force la « non-violence » comme outil pour une « politique de paix ».

Vos commentaires

2 Commentaires Réagir

Question

Frédéric 17/12/2016 à 18:30

Mais pourquoi donc notre gouvernement déteste-t-il autant Bachar El Assad ? Peut-être ne voulait-il pas acheter d'armes à la France ? Paix à la Syrie afin que tous les réfugiés puissent retourner dans leur cher pays plein d’histoire, de culture et ... lire la suite

Paix à Alep

penelope 14/12/2016 à 20:20

Il est certain que nous sommes nombreux à vouloir et prier pour la Paix; S’adresser au président de pays, il le faut, mais en sachant que pour vouloir la paix, comme la guerre il faut être au moins deux. Il ne peut arrêter les combats et se ... lire la suite

Paru le 16 février 2017

Notre Librairie

Voyages et croisières