La lutte obstinée de Soeur Marie Stella contre le sida

Au nord du Togo, soeœur Marie Stella, 43 ans, une religieuse infirmière mène depuis dix ans un lutte obstinée contre le sida avec son association Vivre dans l'espérance qui accueille principalement des orphelins et des enfants malades. Voici l'histoire de son combat.

À propos de l'article

  • Créé le 26/11/2010
  • Modifié le 15/09/2013 à 12:00
  • Publié par :Sophie Laurant
  • Édité par :Gilles Donada

Pèlerin. Votre association Vivre dans l’'Espérance est le centre de référence pour la lutte contre le sida au Togo. De quoi avez-vous besoin ?
Soeœur Marie Stella Kouak. De tout ! Nous élevons plus de 1 400 orphelins dont les parents sont morts du sida. Parmi eux, 125 sont séropositifs. Grâce à Dieu, nos 17 jeunes qui sont à l’'université ont tous réussi leurs examens cette année ! Nous suivons aussi 1 450 malades adultes sur le plan médical et social. Nous recherchons des mécènes pour agrandir la maison Sainte-Monique, déjà trop petite. Il nous manque un étage de chambres pour les orphelins (appel aux dons en bas de page). Ils sont rejetés, car le sida reste une maladie honteuse. Heureusement, les mentalités changent, en partie parce que nous organisons des réunions de sensibilisation dans les villages.

Vidéo. La présence d'une soeur. Source : Le jour du Seigneur.

 

Quel est votre discours sur la prévention de la contamination du sida ?
Nous utilisons l'’image du P. Bernard Joinet, missionnaire pendant quarante ans en Tanzanie. Il compare l’'horreur de l’'épidémie du sida à un fleuve en crue qui emporte tout sur son passage. Pour l'’affronter, vous n'’avez que trois bateaux. Le premier, le plus solide, s'’appelle « Abstinence ». Le second se nomme « Fidélité ». Et le troisième, « Préservatif », est un simple radeau avec des planches pourries. Mais c'’est mieux que rien pour ceux qui n’'ont pas la force d'’emprunter les deux autres.

Selon vous, la prévention du sida dépend aussi de la condition des femmes…
Améliorer le sort des femmes est l’'une des clés pour une lutte efficace contre le VIH. Souvent, elles sont infectées par leur mari qui a eu des aventures. Mais elles veulent survivre pour élever leurs enfants. Nous les formons pour qu'’elles fabriquent des sacs ou ouvrent un petit commerce. Nos orphelines doivent apprendre un métier pour devenir indépendantes. C'’est difficile, car en Afrique, une femme n’'est respectée que lorsqu’'elle a un mari et des enfants… ou qu'’elle est religieuse, comme moi !

Pourquoi dites-vous souvent que vous recevez plus que vous ne donnez ?
C'’est un travail de miséricorde, douloureux mais qui rapproche de l’'Évangile. Il faut d’abord accepter l'’histoire de chaque malade, sans préjugé. Ensuite, on reçoit des grâces. Ceux qui partent restent dans nos coeœurs et nous apportent une grande force spirituelle. En soignant les malades, je touche le Christ. 

► Diaporama sonore. 



► Comment donner ?

Pierre, Océane, Paul, Pélagie, Monique, Rosine, Hervé…... Ils sont 1 450 à devoir leur éducation à l’'engagement de soeœur Marie Stella et à l’'association Vivre dans l’'Espérance. Aidez l’'association à agrandir la maison Sainte-Monique où vivent 50 d’'entre eux. Ou parrainez-les pour les aider à construire leur avenir.

Chèque postal : envoyer à l'ordre des "soeœurs augustines" à l'adresse : Soeœurs Augustines hospitalières, 877 route de Roubaix, BP 40 183, 59734 Saint-Amand-Les-Eaux Cedex

Virement : LCL Sébastopol RIB : code bancaire : 30002 indicatif : 00561 ; n° de compte : 0000451029G ; clé RIB : 89

Puis envoyez un courriel à sahic@orange.fr ou sahic-secretariat@live.fr en précisant votre adresse pour l'envoi du reçu et la mention PÈLERIN pour que le journal puisse comptabiliser les dons reçus grâce à ses lecteurs et amis.

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Paru le 19 avril 2018

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