Le Magnificat de la France, publié le 11 novembre 1918 dans Pèlerin

agrandir Le maréchal Ferdinand Foch (1851-1929) lors de la signature de l'Armistice dans un wagon du train d'état-major appelé le "wagon de l'Armistice", dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiegne.
Le maréchal Ferdinand Foch (1851-1929) lors de la signature de l'Armistice dans un wagon du train d'état-major appelé le "wagon de l'Armistice", dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiegne. © Pèlerin
Le maréchal Ferdinand Foch (1851-1929) lors de la signature de l'Armistice dans un wagon du train d'état-major appelé le "wagon de l'Armistice", dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiegne.
Le maréchal Ferdinand Foch (1851-1929) lors de la signature de l'Armistice dans un wagon du train d'état-major appelé le "wagon de l'Armistice", dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiegne. © Pèlerin

Alors que l'armistice du 11 novembre 1918 venait tout juste d'être signé, à Rethondes, près de Compiègne (Oise), l'Abbé Henri-Charles Thuillier, curé de la Neuve-Lyre (Eure) publiait dans Pèlerin son "Magnificat pour la France".

À propos de l'article

  • Créé le 10/11/2017
  • Publié par :Abbé Henri-Charles Thuillier
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    10 novembre 2017

Les Français ont senti mon âme dans leur âme,
Je chante avec eux le Seigneur,
Dieu me sauve en ce jour : Il m’inspire, Il m’enflamme,
Et je tressaille de bonheur.

Le Seigneur a daigné sur son humble servante
Jeter un regard de bonté :
Et voici désormais que le monde me vante
De ma pleine félicité.

Il s’est servi de moi pour son œuvre admirable,
Le Puissant dans le Nom est saint ;
Et sa miséricorde est toujours secourable
À la faiblesse qui le craint.

Son bras, soudainement a brisé les couronnes,
Où tant d’orgueils étaient sertis :
Il a dépossédé les princes de leurs trônes ;
Il a relevé les petits.

Heureux les affamés de droit et de sagesse,
Il les a pourvu de tout bien.
Malheur à ceux qui se fiaient à leurs richesses,
Il a mis leurs trésors à rien.

Il n’a pas oublié son pacte d’alliance
Avec la France de Clovis :
Il a guidé mes pas, secondé ma vaillance.

Les Français demeurent ses fils.
Il n’a jamais cessé de se montrer fidèle

À ses promesses de secours :
Mes serments d’autrefois, - je les lui renouvelle,
Je serai sa France toujours !
11 novembre 1918.

Abbé Henri-Charles Thuillier, curé de la Neuve-Lyre, dans Pèlerin.

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Paru le 23 novembre 2017

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