La Pologne à l’heure des JMJ

agrandir Les catholiques polonais sont déjà prêts pour la visite du pape François. Juin 2016, devant la basilique Sainte-Marie, une jeune femme tient une pancarte sur laquelle est écrit : « Nous vous attendons à Cracovie. »
Les catholiques polonais sont déjà prêts pour la visite du pape François. Juin 2016, devant la basilique Sainte-Marie, une jeune femme tient une pancarte sur laquelle est écrit : « Nous vous attendons à Cracovie. » © PAWEL WIECZOREK
Les catholiques polonais sont déjà prêts pour la visite du pape François. Juin 2016, devant la basilique Sainte-Marie, une jeune femme tient une pancarte sur laquelle est écrit : « Nous vous attendons à Cracovie. »
Les catholiques polonais sont déjà prêts pour la visite du pape François. Juin 2016, devant la basilique Sainte-Marie, une jeune femme tient une pancarte sur laquelle est écrit : « Nous vous attendons à Cracovie. » © PAWEL WIECZOREK

Du 26 au 31 juillet, Cracovie, en Pologne, sera la capitale de la jeunesse catholique du monde entier, venue fêter les 31es Journées mondiales de la jeunesse autour du pape François. Pèlerin est parti à la rencontre des Polonais qui se préparent à accueillir cet événement intense, sur les terres natales de saint Jean-Paul II.

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À propos de l'article

  • Créé le 22/06/2016
  • Publié par :Agnès Chareton & M.-Y. Buss
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6969 du 23 juin 2016

Cracovie, capitale historique de la Pologne, deuxième ville du pays avec près de 800 000 habitants, s’apprête à vivre au rythme trépidant des Journées mondiales de la jeunesse, convoquées par le pape François du 26 au 31 juillet 2016. Plus d’un million de jeunes de 194 pays – dont un peu plus de 40 000 Français –, sont attendus à cette grande fête de la jeunesse catholique.

Les groupes les plus nombreux viendront de Pologne, d’Italie, d’Espagne, de France, des États-Unis, d’Allemagne et d’Ukraine. En raison du coût du voyage, les jeunes catholiques d’Afrique seront peu représentés mais de forts contingents d’Europe de l’Est sont annoncés.

Jean-Paul II à l’honneur

C’est donc une jeunesse très occidentale qui s’apprête à rencontrer un pape argentin venu du « bout du monde », à Cracovie, sur les terres natales de Jean-Paul II, dans une Pologne encore considérée comme l’un des pays les plus catholiques d’Europe ... Suite à lire dans Pèlerin n°6969 du 23 juin.

P. Krzysztof Michalczak "La pratique baisse, mais les jeunes sont plus engagés"

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Ancien secrétaire des archevêques de Poznan, ce théologien de 51 ans est désormais curé à Środa, dans ce même diocèse.

On imagine volontiers les églises polonaises bondées. Est-ce toujours vrai ?

Non. La pratique baisse, lentement mais sûrement. 95 % des Polonais sont encore baptisés, mais de plus en plus de jeunes arrêtent de pratiquer après la confirmation. Il y a aussi moins de mariages religieux. Dans une grande ville comme Varsovie, il n’y a pas plus de 20 % de pratiquants ; dans une paroisse moyenne comme la mienne, environ 2 000 personnes assistent aux six messes dominicales, soit un tiers de pratiquants. C’était près de 40 %
il y a dix ans.

Les vocations baissent elles aussi. À mon entrée au séminaire de Poznan, en 1984, nous étions 44, contre une vingtaine de jeunes aujourd’hui. Le statut du prêtre a beaucoup évolué. Dans une petite ville, un prêtre, cela reste « quelqu’un ». Dans une grande ville, nettement moins.

La relation aux fidèles change également. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Église, qui s’était positionnée contre le communisme, jouait un rôle essentiel. À la messe, le prêtre pouvait dire : « Il faut faire ceci, ne pas faire cela. » Plus maintenant. Et les jeunes prêtres sont davantage ouverts au dialogue avec les laïcs. Depuis les années 1990, ces derniers ont fait leur entrée au conseil économique et pastoral des paroisses. Ils sont aussi de plus en plus nombreux à obtenir des diplô­mes universitaires de théologie. C’est une évolution intéressante.

Les catholiques polonais forment-ils un groupe homogène ?

Le P. Zieba, un dominicain, a identifié quatre grands groupes : les catholiques dits « ouverts », qui se retrouvent dans la ligne de l’hebdomadaire Tygodnik Powszechny (centre gauche, NDLR) ; les « fermés », proches de la radio conservatrice Radio Maryja ; les « campagne et patrie », attachés à leurs racines rurales ; enfin, les « classiques », prêts à discuter avec le monde d’aujourd’hui mais fortement attachés à leurs traditions.

Quelle est la principale richesse de l’Église polonaise aujourd’hui ?

Sans aucun doute, les familles, qui restent soucieuses de transmettre la foi. Résister à la pensée matérialiste n’est pourtant pas facile : quand le Mur est tombé en 1989, les Polonais se sont sentis perdus. La liberté, cela voulait dire s’enrichir,
faire carrière, etc. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes se disent : gagner de l’argent, oui, mais sans perdre la foi. Je l’expérimente en confession : ils sont moins nombreux, mais plus engagés dans leur foi.

Recueilli par M.-Y. Buss

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Retrouvez l'intégralité du dossier La Pologne à l'heure des JMJ dans Pèlerin n°6969 du 23 juin 2016.

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Paru le 19 octobre 2017

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