La Cour européenne des droits de l'Homme valide l'arrêt des soins à Vincent Lambert

agrandir Vincent Lambert est en état de conscience minimale au CHU de Reims (Marne).
Vincent Lambert est en état de conscience minimale au CHU de Reims (Marne). © © NC / PhotoPQR / L'Union de Reims / MAXPPP
Vincent Lambert est en état de conscience minimale au CHU de Reims (Marne).
Vincent Lambert est en état de conscience minimale au CHU de Reims (Marne). © © NC / PhotoPQR / L'Union de Reims / MAXPPP

Vendredi 5 juin 2015, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a statué sur l'affaire Lambert. Quels sont les tenants et les aboutissants de cette arrêt ?

À propos de l'article

  • Créé le 05/06/2015
  • Modifié le 05/06/2015 à 12:52
  • Publié par :Alice Le Dréau
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    5 juin 2015

Est-il conforme à la Convention européenne des droits de l'homme de couper l'alimentation et l'hydratation artificielles d'un patient en état végétatif et de provoquer ainsi sa mort, comme l'avait décidé, en avril 2013, en se basant sur la loi Leonetti de 2005, l'équipe médicale en charge de Vincent Lambert ?

Oui, a tranché, vendredi 5 juin 2015, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), la plus haute instance judiciaire européenne, qui a validé l’arrêt des soins prodigués à l’ancien infirmier de 38 ans, dans un état pauci relationnel depuis un accident de voiture en 2008. 

 Document. Le communiqué de presse de la CEDH.

 


Cet arrêt des soins avait été lancé en avril 2013,  en accord avec l’épouse de Vincent Lambert. Décision à laquelle ses parents s’étaient opposés. S'en était suivi un marathon juridique. 

L'arrêt rendu ce vendredi est définitif et sans appel. Il ne met pas pour autant un point final à l’affaire. La décision d’arrêt de l’alimentation «a été prise par un médecin et ne peut être mise en œuvre  que par ce médecin », fait  valoir Me Jean Paillot, l’avocat des parents de Vincent.

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Or, le Dr Eric Kariger, qui a mis en place le processus de fin de vie, a depuis quitté le CHU de Reims. Si l’équipe médicale en place décidait de relancer le processus, M. et Mme Lambert pourraient donc, à nouveau, faire appel à la justice pour contrer la décision. « Le combat continue », ont-ils d’ailleurs déclaré. 

Animation. Les dates clés de l'affaire Lambert.

  

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Paru le 7 décembre 2017

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