Fin de vie : un sage statu quo

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Reportage à l'unité de soins palliatifs du Centre Hospitalier de Bligny, à Briis sous Forges (91). Une aide soignante s'occupe d'un patient. © AMELIE-BENOIST / BSIP
Reportage à l'unité de soins palliatifs du Centre Hospitalier de Bligny, à Briis sous Forges (91). Une aide soignante s'occupe d'un patient.
Reportage à l'unité de soins palliatifs du Centre Hospitalier de Bligny, à Briis sous Forges (91). Une aide soignante s'occupe d'un patient. © AMELIE-BENOIST / BSIP

Saisi par François Hollande il y a six mois, le Comité consultatif national d'éthique déconseille la dépénalisation du suicide assisté. Et suggère l'ouverture d'états généraux de la fin de vie.

À propos de l'article

  • Créé le 05/07/2013
  • Publié par :Marie-Christine Vidal
  • Édité par :Alice Meker
  • Publié dans Pèlerin
    6814, paru le jeudi 4 juillet 2013.

L'aide au suicide écartée et une loi Leonetti sur la fin de vie peaufinée.

Voici les recommandations du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) sur la fin de vie.

Six mois après avoir été saisi par le président de la République, le CCNE exprime, dans un avis daté du 1 er juillet, « des réserves majeures » sur le suicide assisté et recommande de ne pas modifier la loi, qui « opère une distinction essentielle et utile entre 'laisser mourir' et 'faire mourir' ».

L'instance appelle à poursuivre la réflexion lors d'états généraux, sur le modèle de ceux de 2009 sur la bioéthique.

Une suggestion qui devrait satisfaire le gouvernement : en repoussant à plus tard ce dossier délicat, il évite d'échauffer une opinion publique divisée après la séquence « mariage pour tous ».

Le CCNE propose néanmoins trois pistes d'amélioration de la loi.

Des recommandations qui semblent satisfaire les différents acteurs de la fin de vie.

Primo, les directives anticipées (instructions données par un malade concernant la limitation ou l'arrêt d'un traitement en prévision du moment où il ne sera plus capable de s'exprimer) pourraient être plus contraignantes pour les soignants.

Secundo, le droit à une « sédation profonde jusqu'au décès » (administration à un patient en phase terminale de morphine ou d'un sédatif pour le soulager, quitte à abréger sa vie) devrait être respecté.

Enfin, le CCNE suggère d'instaurer une « délibération collective » à laquelle participeraient des professionnels d'autres disciplines afin que le médecin ne soit plus seul à prendre une « décision qui engage la fin de vie ».

Vidéo. Interview sur Europe 1 de Vincent Morel, médecin au CHU de Rennes et président.

 
Un simple papier pour "en finir" paisiblement par Europe1fr

Dans son document, l'instance de réflexion redit bien l'importance d'améliorer la prise en charge des patients, en développant les soins pallliatifs.

« Le CCNE apporte une contribution importante au débat parce qu'il plaide pour une vraie politique de la fin de vie », se félicite le docteur Vincent Morel, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap).

Pour approfondir, parcourez notre dossier Fin de vie.

Vos commentaires

1 Commentaire Réagir

Fin de vie: Quel chemin?

Andre26530 06/07/2013 à 18:33

Bonjour. Comme c’est malheureux que toutes les bonnes choses soient enfouies sous une épaisse couche de ... dans laquelle le monde piétine. Car la mort de l’enfant de Dieu, disciple de Jésus-Christ, ne doit pas survenir par une maladie quelconque. ... lire la suite

Paru le 18 janvier 2018

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