Soins palliatifs : être vivant, jusqu’au dernier moment

La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs tient, du 18 au 20 juin 2014, son 20e congrès annuel. Reportage en mode diaporama sonore à la clinique Saint-Pierre, à Perpignan (Pyrénées-Orientales) avec le portrait de Thierry Morcrette, médecin et diacre.

À propos de l'article

  • Créé le 10/06/2014
  • Publié par :Yann Kerveno
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    10 juin 2014

 Voir le diaporama : Thierry Morcrette, médecin et diacre, une vocation au service des soins palliatifs, de Yann Kerveno, sur notre chaîne Youtube. Cliquez ici !


Yann Kerveno

Le mot de Yann Kerveno (photo), le réalisateur de ce diaporama sonore

Généraliste de formation, médecin de ville, Thierry Morcrette s’est spécialisé dans les soins palliatifs en cours de carrière. Aujourd’hui, il s’occupe, avec son équipe, d’une poignée de lits consacrés aux soins palliatifs au sein du service oncologie de la clinique Saint-Pierre, à Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Converti sur le tard, à l’âge de 33 ans, Thierry Morcrette a été ordonné diacre en 2012 au terme d’un long parcours spirituel.

Il puise dans sa foi la force dont il a besoin pour aller « plus loin » dans l’accompagnement des malades, au-delà en tout cas du seul champ de la technique médicale.

Son service accueille des patients en fin de vie, mais aussi des patients d’oncologie soumis à de lourds traitements.

J’ai rencontré le docteur Thierry Morcrette, en octobre 2013, à l’occasion du congrès de l’Union des associations pour le développement des soins palliatifs, à Perpignan. Avec les autres médecins et intervenants de ce congrès j’ai découvert toute l’étendue d’une question sur laquelle je ne m’étais jamais penché avec attention, pour n’y avoir jamais été formellement confronté.

Au-delà des incantations qui appellent à pouvoir choisir le lieu et le moment de sa disparition dans les débats qui ressurgissent épisodiquement dans l’actualité, reportage est l’occasion d’envisager la question d’une autre manière en parlant de « quantité de vie » à donner, et de faire en sorte que les patients restent « vivants » jusqu’au terme de leur parcours.

Et l’occasion de se rendre compte que mourir dans la dignité ne se résume pas à une question de date et d’heure choisie par le patient. 



► Lire aussi : Soins palliatifs : à Bordeaux, la vie jusqu’au bout, par Marie-Valentine Chaudon, dans Pèlerin, n° 6863, du 12 juin 2014.

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Vos commentaires

1 Commentaire Réagir

Compassion ou hypocrisie

GARNAUD JP 12/06/2014 à 10:19

Espérons que cette vertu (la compassion), qui devrait être cardinale pour les chrétiens, permette enfin d'admettre que l'on ne peut pas laisser mourir à petit feu ceux que nous aimons, sans les laisser en capacité de décider du moment où ils vont ... lire la suite

Paru le 21 juin 2018

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