Les familles le valent bien

agrandir "Partout sur la planète, les hommes et les femmes ont besoin d’être encouragés et soutenus, dans les moments heureux comme dans les épreuves", Anne Ponce, directrice de la rédaction de "Pèlerin".
"Partout sur la planète, les hommes et les femmes ont besoin d’être encouragés et soutenus, dans les moments heureux comme dans les épreuves", Anne Ponce, directrice de la rédaction de "Pèlerin". © Lern Kerns / Flickr / CC.
"Partout sur la planète, les hommes et les femmes ont besoin d’être encouragés et soutenus, dans les moments heureux comme dans les épreuves", Anne Ponce, directrice de la rédaction de "Pèlerin".
"Partout sur la planète, les hommes et les femmes ont besoin d’être encouragés et soutenus, dans les moments heureux comme dans les épreuves", Anne Ponce, directrice de la rédaction de "Pèlerin". © Lern Kerns / Flickr / CC.

Pour Anne Ponce, la directrice de Pèlerin, il faut attendre beaucoup du Synode sur la famille, lancé à l’initiative du pape François… et ne pas écouter les rabat-joie.

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À propos de l'article

  • Créé le 01/10/2014
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6879, du 2 octobre 2014

Du 5 au 19 octobre 2014, le pape François réunit à Rome un synode consacré à la famille.

Subrepticement se manifestent déjà quelques rabat-joie de tous bords. Surtout, disent-ils, gardons-nous de trop attendre de cette rencontre, « parce que l’église ne doit surtout pas changer sa doctrine » ou, au contraire, « parce qu’elle n’osera pas évoluer », et puis « que peut-il sortir de sensé d’une assemblée qui comptera tant d’hommes célibataires et si peu femmes ? », « on risque d’être déçu »…

Son. Ecoutez l'édito d'Anne Ponce.

 

Foin de ces bonnes ou mauvaises raisons de se montrer prudent, blasé ou sceptique. Prenons le contre-pied : bien sûr qu’il faut beaucoup attendre de ce synode !

Il faut beaucoup attendre car on ne peut pas se résigner à la perte de crédibilité de la parole de l’église catholique sur le mariage et la famille. Comme le souligne le document préparatoire, cette parole n’est plus comprise et n’est plus reçue, y compris par beaucoup de catholiques.

Divorcés-remariés : sortir de l’impasse

Sur des notions comme la loi naturelle ou la juste place de la conscience, on ne sait plus où on en est. Sur la contraception, l’incompréhension règne. Sur la question des divorcés-remariés, il faut absolument sortir de l’impasse.

Quant au grand écart entre le magistère romain et la pratique pastorale sur le terrain, cela ne peut plus durer : le message est brouillé. 

Comment aussi ne pas beaucoup attendre du synode si on reste persuadé que l’Evangile est une bonne nouvelle pour les familles ?

Partout sur la planète, les hommes et les femmes ont besoin d’être encouragés et soutenus, dans les moments heureux comme dans les épreuves : les couples qui cherchent à mieux s’aimer, les parents qui veulent transmettre le meilleur à leurs enfants, les familles en recherche de points de repère dans nos sociétés d’opulence tout comme celles qui vivent la douleur de la pauvreté, de la guerre ou de l’exil.

Donc, encore une fois, bien sûr qu’il faut beaucoup attendre du synode ! En langage sportif, cela s’appelle « mettre la pression »…

Les débats s’annoncent vifs : tant mieux ! Les sujets sont en effet trop importants pour qu’on se contente de la langue de buis.

 
Mieux vaut une réflexion franche pour avancer ensemble que des silences qui n’en pensent pas moins. Les familles le valent bien.

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Paru le 5 avril 2018

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