Que surgisse de l’inattendu…

agrandir Il est apparu clairement que ces textes étaient un prétexte destiné à nous permettre de réfléchir ensemble. Et c’est ce qui s’est passé.
Il est apparu clairement que ces textes étaient un prétexte destiné à nous permettre de réfléchir ensemble. Et c’est ce qui s’est passé. © ALBERTO PIZZOLI / AFP
Il est apparu clairement que ces textes étaient un prétexte destiné à nous permettre de réfléchir ensemble. Et c’est ce qui s’est passé.
Il est apparu clairement que ces textes étaient un prétexte destiné à nous permettre de réfléchir ensemble. Et c’est ce qui s’est passé. © ALBERTO PIZZOLI / AFP

À propos de l'article

  • Créé le 15/10/2015
  • Publié par :Jean-Paul Vesco
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    15 octobre 2015

Les journées de lundi 12 et mardi 13 octobre ont été consacrées aux travaux en groupes linguistiques portant sur la deuxième partie de l’instrumentum laboris. Les comptes-rendus des travaux de chacun des treize groupes ont confirmé l’expérience vécue dans mon groupe :

la grâce du synode a été à l’œuvre.

Un premier tour de table a montré que, pour chacun, le travail du synode ne pouvait pas se réduire à amender l’instrumentum laboris qui est un texte de travail composé, et donc aussi composite.

De même, la « relatio synodis », texte final du synode de 2014 ou encore la synthèse des réponses envoyées durant l’année par les conférences épiscopales du monde entier ne suffisaient pas.

Il est apparu clairement que ces textes étaient un prétexte destiné à nous permettre de réfléchir ensemble. Et c’est ce qui s’est passé.

La première semaine a permis de mieux nous connaître, de nous faire confiance et de ne pas chercher d’abord où l’autre se situe dans les questions qui font débat. Même si le « sel » de ce synode est bien qu’il est un enjeu pour chaque père synodal.

Au fil du travail, des déplacements sont opérés par chacun.

On ne craint pas de chercher la part de vérité qui est dans la position de l’autre, même si on ne la partage pas totalement.

Au final, nous avons beaucoup travaillé, nous étions fiers et heureux du fruit commun de ce travail même s’il n’en restera bien sûr que des traces dans le texte final.

Nous avons avancé les uns vers les autres et non pas les uns contre les autres. La recherche de la vérité est à ce prix. Et c’est bien l’esprit du synode que de se mettre ensemble à la recherche de la vérité.

Chacun a une idée précise de ce que serait la réussite à ses yeux de ce synode. À coup sûr, ce synode sera réussi s’il en sort de l’inattendu qui échappe à tous les participants, le Saint Père compris. Ce sera alors un inattendu dans lequel chacun puisse reconnaître la marque de l’Esprit.

Pendant ce temps, les réseaux sociaux bruissaient d’une lettre adressée par les cardinaux au Pape François. Ces bruits étaient absents des groupes de travail du synode. Nous étions occupés à autre chose.


prêtre Ghana

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► Et le regard de Monique Baujard

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Paru le 5 avril 2018

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