Les conclusions du synode

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« L’Église, institution vieille de 2000 ans, aura besoin d’un peu de temps avant de vivre pleinement cette dynamique synodale.» © FILIPPO MONTEFORTE / AFP
« L’Église, institution vieille de 2000 ans, aura besoin d’un peu de temps avant de vivre pleinement cette dynamique synodale.»
« L’Église, institution vieille de 2000 ans, aura besoin d’un peu de temps avant de vivre pleinement cette dynamique synodale.» © FILIPPO MONTEFORTE / AFP

À propos de l'article

  • Créé le 23/10/2015
  • Publié par :Monique Baujard
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    23 octobre 2015

Les bruits pessimistes ne manquent pas ces jours-ci. Les évêques n’arriveraient pas à se mettre d’accord sur des évolutions concernant l’accès aux sacrements pour les personnes divorcées-remariées. Pour les uns, ils sont divisés ; pour les autres, ils sont majoritairement conservateurs et l’optimisme quant à l’issue de ce synode s’évapore.

Cela tranche avec les échos des participants eux-mêmes. Les évêques se réjouissent du bon climat de travail et de la richesse de cette expérience synodale. Ils apprennent à mieux se connaître et à cheminer ensemble.

Comment comprendre ces échos apparemment contradictoires ?

 En fait, les conclusions du synode ont déjà été données par le pape François samedi dernier (17/10). Lors d’un discours à l’occasion du 50ème anniversaire de la création du synode, il a souligné que le chemin synodal est le chemin que Dieu attend de l’Église en ce troisième millénaire.

Un chemin dont il dit bien qu’il est plus facile à concevoir qu’à mettre en œuvre. Un chemin dont il rappelle aussi qu’il implique toutes les composantes de l’Église : les fidèles, les pasteurs et l’évêque de Rome. Le pape François insiste à nouveau sur le sensus fidei, la compréhension qu’ont les fidèles des réalités de la foi et sur l’écoute mutuelle qu’implique le chemin synodal. Il développe aussi que le seul pouvoir ecclésial est celui du service.

 Ce que le synode a déjà permis, c’est la mise en route de ce processus : l’écoute des fidèles à travers les deux questionnaires, l’écoute des évêques entre eux dans les groupes linguistiques, l’écoute du pape de l’ensemble du peuple de Dieu.

Ce chemin synodal portera ses fruits.

Mais l’Église, institution vieille de 2000 ans, aura besoin d’un peu de temps avant de vivre pleinement cette dynamique synodale. Tout n’est pas parfait, tout n’est pas encore organisé pour que cheminent véritablement ensemble fidèles et pasteurs.

Ainsi, comme l’a très bien exprimé un des auditeurs au synode, le professeur Lucetta Scaraffia, il est fait bien peu de place aux femmes dans ce synode alors que elles sont la cheville ouvrière de toutes les familles.

 Il ne faut donc pas désespérer du synode, ni se décourager si ses recommandations s’avèrent timides, en deçà de nos attentes. Ce qui compte, c’est le processus synodal mis en route et qui sera à poursuivre dans nos diocèses et nos paroisses. Sur ce chemin à parcourir ensemble, l’Evangile nous bousculera tous et finira par dessiner un visage miséricordieux pour l’Église du troisième millénaire.



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Paru le 5 avril 2018

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