Le synode nous fait confiance !

agrandir « Le fait même de vivre la communion familiale est une forme d’annonce missionnaire. »
« Le fait même de vivre la communion familiale est une forme d’annonce missionnaire. » © Markus C. Hurek / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP
« Le fait même de vivre la communion familiale est une forme d’annonce missionnaire. »
« Le fait même de vivre la communion familiale est une forme d’annonce missionnaire. » © Markus C. Hurek / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP

À propos de l'article

  • Créé le 13/10/2015
  • Publié par :Monique Baujard
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    13 octobre 2015

Vendredi 9 octobre ont été publiées les synthèses des discussions des groupes linguistiques de la première semaine.

Des textes en français, anglais, italien, espagnol et allemand qui traduisent la diversité des pays, des cultures, mais aussi des visions de la famille et de l’Église !

Un point a retenu particulièrement mon attention : la confiance de, et, envers l’Église. Cela revient à plusieurs endroits et une des synthèses francophones dit : « Notre texte final doit ‘’donner du cœur’’ à nos familles, manifester la confiance que nous leur portons, susciter leur confiance en nous. Il devrait éviter que certaines personnes se sentent ‘’exclues’’ de notre sollicitude, car toutes les familles participent à la mission de l’Église! Rappelons-nous que les familles dans la Bible sont souvent dysfonctionnelles; pourtant, la Parole de Dieu s’est réalisée en elles et par elles. Dieu peut faire la même merveille encore aujourd’hui ». 

Mine de rien, c’est un changement de taille. Savoir que l’Église nous fait confiance, à nous les femmes et les hommes, à nous les mères et les pères, à nous les familles, cela en surprendra plus d’un.

Beaucoup de personnes n’ont entendu dans le discours de l’Église qu’un jugement, le fait de ne pas être assez bien, de ne pas répondre aux critères et, du coup, de ne pas être dignes de confiance. Elles n’ont alors plus fait confiance à l’Église.

Car la confiance ne peut être que réciproque.

La confiance est fragile. Elle est lente à se construire et peut s’effondrer sous l’effet d’un simple mot malheureux. Tant mieux si l’Église veut et peut exprimer aujourd’hui sa confiance en tous et faire comprendre que le chaos de nos vies n’a jamais empêché Dieu d’y frayer des passages !

Une des synthèses anglophones suggère d’admettre que les familles n’ont pas bénéficié d’un accompagnement pastoral adéquat sur leur chemin de foi.

Ce texte affirme que des familles imparfaites, vivant dans un monde imparfait, n’en réalisent pas moins leur vocation.

Sur cette vocation de la famille, que le synode aborde justement cette semaine, l’Instrumentum Laboris (document de travail préparatoire) dit que « Le fait même de vivre la communion familiale est une forme d’annonce missionnaire ».

Il s’agirait alors pour l’Église, c’est-à-dire l’institution, de se mettre au service des familles qui, elles, donnent à voir l’amour de Dieu dans la vie de tous les jours. Cela reviendrait à rééquilibrer la charge de l’annonce de l’Évangile entre clergé et fidèles et ouvrirait donc aussi la voie à d’autres types de collaboration. Le synode n’a pas fini de nous surprendre !


► Sur le Synode 2015 retrouvez aussi les articles de nos envoyés spéciaux dans notre dossier En direct de la place Saint-Pierre de Rome

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Paru le 19 juillet 2018

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