L’amour… toujours

agrandir Amoris Laetitia, la joie de l'amour, est la conclusion des deux synodes sur la famille organisés en 2014 et 2015
Amoris Laetitia, la joie de l'amour, est la conclusion des deux synodes sur la famille organisés en 2014 et 2015 © LoloStock/Fotolia
Amoris Laetitia, la joie de l'amour, est la conclusion des deux synodes sur la famille organisés en 2014 et 2015
Amoris Laetitia, la joie de l'amour, est la conclusion des deux synodes sur la famille organisés en 2014 et 2015 © LoloStock/Fotolia

Cette semaine, Anne Ponce réagit dans son édito sur l'exhortation apostolique du pape François sur la famille, Amoris Laetitia.

À propos de l'article

  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6958 du 14 avril 2016.

Il y a des textes qui valent autant pour ce qui ne s’y trouve pas que pour ce qui s’y trouve.

C’est incontestablement le cas de « La Joie de l’amour », exhortation sur la famille du pape François.

Bien comprendre ce texte exige donc pour commencer de faire la liste de ce que vous n’y lirez pas.

Et d’abord pas de « charabia catho » ; le texte est long mais accessible et facile à lire. Ensuite pas de changement de doctrine : l’idéal du mariage chrétien reste notre horizon.

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Pas de nostalgie du passé ou de lamentations : injustes et stériles de toute évidence pour le pape François. Pas d’exclusion : « personne ne peut être condamné pour toujours, parce que ce n’est pas la logique de l’Évangile. » Pas non plus de vie (tout) en rose : du bonheur mais également des crises et des blessures ; l’Église doit aussi accompagner les moments difficiles.

Une fois cela compris, on peut commencer à savourer la richesse du texte et tout ce que l’on peut, cette fois, y trouver vraiment. D’abord beaucoup de tendresse : pour toutes les familles, spécialement pour les plus pauvres et les plus fragiles.

Du réalisme : au fil du texte, on se dit que le pape François a dû écouter personnellement bien des personnes pour parler ainsi. Une certaine sévérité aussi mais… pour ceux qui s’érigent en « contrôleurs de la grâce » ou qui ont fait de l’enseignement de l’Église « une doctrine froide et sans vie ».

À foison des images édifiantes : la Bible est une « compagne de voyage », « l’Église n’est pas une douane », « l’Eucharistie n’est pas un prix destiné aux parfaits ». Et enfin et surtout un autre regard : pas d’évolution de doctrine mais un changement de perspective ; priorité au discernement au cas par cas.

Et voilà ! C’est tout le pape François ce texte. On a spéculé pendant des mois sur ce qu’il allait changer ou non, décréter ou pas.

On attendait tout de lui mais, en fait, il nous renvoie la balle.

Il nous rappelle l’essentiel de l’idéal chrétien et puise dans la dynamique de l’Évangile pour nous extraire d’une logique du permis et du défendu.

Ensuite, c’est à nous de jouer. Aux personnes, aux couples et aux familles de se mettre en route. Aux évêques, aux prêtres et aux accompagnateurs de cultiver le discernement.

Exigeant mais c’est pour la bonne cause : trouver l’amour, toujours… 

Les 27-28 et 29 mai, Pèlerin est partenaire de l’Université européenne de l’Assomption sur le thème « Les aventuriers de la foi ».

Plus d’infos sur uea-assomption.cef.fr et dans notre prochain numéro.

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Paru le 13 janvier 2016

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