«Ne pas bétonner les fondamentaux, juste les rappeler.»

agrandir le P. Daniel Bréhier, l'un des chanoines de la basilique métropolitaine Notre-Dame des Doms, à Avignon, place Saint-Pierre à Rome, lundi 5 octobre 2015
le P. Daniel Bréhier, l'un des chanoines de la basilique métropolitaine Notre-Dame des Doms, à Avignon, place Saint-Pierre à Rome, lundi 5 octobre 2015 © Mikael Corre
le P. Daniel Bréhier, l'un des chanoines de la basilique métropolitaine Notre-Dame des Doms, à Avignon, place Saint-Pierre à Rome, lundi 5 octobre 2015
le P. Daniel Bréhier, l'un des chanoines de la basilique métropolitaine Notre-Dame des Doms, à Avignon, place Saint-Pierre à Rome, lundi 5 octobre 2015 © Mikael Corre

Assis au pied d'une colonne, place Saint-Pierre, le chanoine  Daniel Bréhier, 35 ans de sacerdoce, témoigne de sa confiance dans le Synode sur la famille.

À lire aussi

À propos de l'article

  • Créé le 07/10/2015
  • Publié par :Mikael Corre
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët

« Je viens de perdre ma mère, il y a un mois et un petit-neveu est né il y a huit jours. C'est cela la famille ».

Assis au pied d'une colonne de la place Saint-Pierre, au cœur de Rome, un prêtre français de 65 ans lit un roman. Les derniers Jours. La fin de l'Empire romain d'Occident*. « Non pas que l'on soit dans le même contexte », mais

ce livre m'aide à comprendre certains débats actuels, les bouleversements de la famille.

 Le visage adouci par de fines lunettes ovales, le P. Daniel Bréhier, l'un des chanoines de la basilique métropolitaine Notre-Dame des Doms, à Avignon, profite, comme souvent depuis trente ans, de ses vacances pour venir dans la capitale italienne.

« La famille est le lieu de relations humaines privilégiées et plus profondément, de l'expérience humaine. Je rencontre beaucoup de familles et mesure à quel point sont importants les liens du sang, de la mémoire, les liens des fautes aussi, mais surtout les liens de l'espérance et de la confiance qui s'y vivent. »

 A quelques mètres de là, dans la salle Paul VI du Vatican, cardinaux, évêques et experts commencent à travailler le thème de la première partie du Synode : « L'écoute des défis sur la famille ».

Au programme : politiques familiales, pauvreté, solitude, troisième âge, handicap, migrations, rôle des femmes ou encore bio-éthique

Je suis particulièrement fier de l’Église parce qu'elle n'a pas peur d'affronter en notre nom les grandes questions actuelles.

Pour lui, l'enjeu des débats « n'est pas de bétonner les fondamentaux, juste de les rappeler. » Par exemple ? « L'importance de l'éducation. Éduquer, vient du latin educere, faire jaillir, tirer hors de nous.  » Il sourit.

Nous sommes à Rome, on peut parler latin, n'est-ce pas ?

 Il souhaite que, comme l'on continue de transmettre « la beauté de la fidélité dans l'engagement », une valeur « traditionnelle » mais aussi « essentielle ».

« Cette fidélité peut se vivre dans la famille, dans le couple comme dans le sacerdoce » ajoute le P. Daniel Bréhier. « Je suis prêtre depuis 35 ans et je trouve une grande force dans le fait de vivre cette fidélité à mon engagement ». 


*Les derniers jours. La fin de l'empire romain d'Occident, Michel de Jaeghere, Les Belles Lettres, février 2015, 658 p., 26,90e.

                                   

► Retrouvez sur Pèlerin notre dossier "En direct de la place saint Pierre"

Pendant toute la durée du Synode sur la famille (du 4 au 25 octobre 2015), Mikael Corre et Gwénola de Coutard, nos deux envoyés spéciaux, vont à la rencontre des familles, des pèlerins, des différentes personnes présentes sur la place Saint-Pierre  lors de cet événement.

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 4 janvier 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières