"La famille nous protège"

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Gianni Parisi et Kimberley Masanes, jeunes baptisés de Charleroi (Belgique), sur la place Saint-Pierre de Rome, dimanche 4 octobre 2015. © Mikael Corre
Gianni Parisi et Kimberley Masanes, jeunes baptisés de Charleroi (Belgique), sur la place Saint-Pierre de Rome, dimanche 4 octobre 2015.
Gianni Parisi et Kimberley Masanes, jeunes baptisés de Charleroi (Belgique), sur la place Saint-Pierre de Rome, dimanche 4 octobre 2015. © Mikael Corre

Pour Gianni Parisi et Kimberley Masanes, jeunes baptisés belges, l'unité de la famille est importante. Quant au mariage, il doit « être éternel ».

À propos de l'article

  • Créé le 05/10/2015
  • Publié par :Mikael Corre
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    5 octobre 2015

« C'est par où la chapelle Sixtine ? » Gianni Parisi et Kimberley Masanes sont venus passer quelques jours en Italie, d'où est originaire Gianni. « Je viens du Sud », précise ce jeune homme élégant, veste en lin et chemise blanche.

Comme la plupart des passants place Saint-Pierre de Rome, ce couple de Charleroi, en Belgique, ne sait pas que s'ouvre au Vatican le Synode des évêques consacré à la famille. Un thème qui ne les laisse pas indifférents.

« La famille, c'est elle qui nous protège », commence timidement Gianni, jeune électromécanicien.

La famille, plus le temps passe, plus elle se divise en Belgique

→  attaque Kimberley, sur un ton plus vif.

« Aujourd'hui il n'y a plus beaucoup de vraies familles chez nous, poursuit-elle. Les mentalités changent, les gens se disent : ''S'il ne vient pas me voir, pourquoi est-ce que j'irais lui rendre visite ?'' Résultat : on ne va plus voir tonton ni tantine. »

Cette jeune femme au regard vif, étudiante pour être assistante de direction médicale, espère que sa famille, actuelle et future, demeure soudée. L'important est que « tout le monde soit là pour les repas de famille et qu'ils se passent bien ».

Kimberley, comme Gianni, se dit « croyante », et « baptisée ». « Moi, je souhaite me marier à l’église, avec la robe blanche et tout, témoigne-t-elle avec conviction. Mais c'est peut-être parce que je suis romantique. Je veux que ce soit comme dans les années 1920, qu'on reste ensemble même si ça ne va pas toujours et que l'on meure ensemble ». « Moi, c'est pareil, renchérit Gianni, plus pudique à se projeter dans la vie conjugale. Le mariage doit être éternel ».

Que pense-t-il de cette « culture du ''J'utilise et je jette''» qui selon le pape François dans son homélie prononcée dimanche 4 octobre, touche tant de jeunes aujourd'hui ? « Ce n'est pas que les jeunes, se défend Gianni, il y a beaucoup de couples qui divorcent à 50 ans ».

Il témoigne que beaucoup de ses amis « de 24, 25 ans » se sont mariés, et vivent ensemble avec leurs enfants (NDLR : le nombre de mariages augmente en Belgique : + 5,3% de mariages supplémentaires en 2014, une augmentation notamment due à la Flandre +9,1%).

« De les voir, ça donne envie ! » confie le jeune homme. Kimberley reprend : « Je trouve que l'on accepte trop vite le divorce aujourd'hui. Parfois on devrait obliger les gens qui veulent divorcer à vivre ensemble encore un mois ou un an. Pour qu'ils aient le temps de redécouvrir pourquoi ils sont tombés amoureux.»

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Paru le 19 avril 2018

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