« Il y a de belles valeurs dans les familles défavorisées »

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René, Isabelle et Frédéric Lesoing, originaires d'Arras (Pas-de-Calais), place Saint-Pierre, à Rome, mardi 13 octobre 2015 © Mikael Corre
René, Isabelle et Frédéric Lesoing, originaires d'Arras (Pas-de-Calais), place Saint-Pierre, à Rome, mardi 13 octobre 2015
René, Isabelle et Frédéric Lesoing, originaires d'Arras (Pas-de-Calais), place Saint-Pierre, à Rome, mardi 13 octobre 2015 © Mikael Corre

À Rome pour retrouver leur fils prêtre qui passe son doctorat de théologie, la famille Lesoing, originaire d'Arras, partage sa vision de la famille.

À propos de l'article

  • Créé le 13/10/2015
  • Publié par :Mikael Corre
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    13 octobre 2015

Chez les Lesoing, on est plutôt croyant. Frédéric, 36 ans, qui voyage avec ses deux parents à Rome, se définit comme « plus ou moins pratiquant ». « Plutôt moins que plus » corrige sa mère, Isabelle, 64 ans, assistante sociale à la retraite.


Une famille au parcours particulier

« Je prie chaque dimanche, sur mon vélo » se défend Frédéric, surjouant l'indignation. Et puis, même pour les parents, la foi n'a pas toujours été simple.

« Nous avons un parcours particulier du fait de la vocation de notre autre fils Bertrand, devenu prêtre en 2005», explique Isabelle Lesoing. « Au début, ça a été difficile à accepter » témoigne Frédéric.

« C'est plus lui qui nous a porté vers la foi, que nous » reprend sa mère. Venus d'Arras (Pas-de-Calais), Isabelle, Frédéric et René, le père de la famille, sont au Vatican pour assister à la soutenance de thèse de théologie de Bertrand, qui étudie depuis deux ans à l'université pontificale du Latran.


La famille? Un thème clef

« Le synode sur la famille ? Oui nous en avons entendu parler dans nos paroisses ». Isabelle Lesoing trouve important que l’Église se saisisse de ce thème « clef », mais n'arrive pas à imaginer à quoi vont aboutir les travaux ces 270 pères synodaux venus du monde entier.

► Sur ce sujet retrouvez notre article : Les évêques à l’épreuve de l’unité

 « On a l'impression d'un grand mouvement, reprend Isabelle, d'une grosse structure, mais qu'est-ce qui va en sortir ? »

Elle est inquiète de la perte de certaines valeurs familiales, de la loi légalisant le mariage homosexuel en France, mais a fait, durant sa vie professionnelle, l'expérience que de belles choses se passent encore dans les familles, y compris celles en difficulté.

« Dans les familles défavorisées il y a encore de belles valeurs, affirme-t-elle. J'ai vu plus d'entraide spontanée dans ces familles, des voisines qui donnaient à leurs voisins alors qu'elles-mêmes allaient manquer à la fin du mois. Le plus important est qu'il y ait de l'affection pour l'enfant. Tant qu'il est aimé, il se débrouillera. »


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Paru le 19 juillet 2018

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