« C'est difficile pour moi de penser au mariage »

agrandir David Thomasi, 28 ans, originaire du Brésil, place Saint-Pierre, à Rome, le 8 octobre 2015
David Thomasi, 28 ans, originaire du Brésil, place Saint-Pierre, à Rome, le 8 octobre 2015 © Mikael Corre
David Thomasi, 28 ans, originaire du Brésil, place Saint-Pierre, à Rome, le 8 octobre 2015
David Thomasi, 28 ans, originaire du Brésil, place Saint-Pierre, à Rome, le 8 octobre 2015 © Mikael Corre

David Thomasi, brésilien de 28 ans a fait le choix d'une vie de voyage, sans pour le moment penser à la famille.

À propos de l'article

  • Créé le 09/10/2015
  • Publié par :Mikael Corre
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    10 octobre 2015

« La famille est la première des choses... » David Thomasi, immense Brésilien de 28 ans, laisse sa phrase en suspens. Il s'accoude sur une barrière, installée au milieu de la place Saint-Pierre. « Tu sais bien... C'est la famille quoi ».

Dreadlocks et tee-shirt bleu roi, ce baroudeur, qui travaille « un peu dans le tourisme », voyage en ce moment avec sa mère, qui a traversé l'Atlantique pour passer trois semaines avec lui, et découvrir l'Italie. « C'est notre premier voyage tous les deux, raconte, posé, David Thomasi. J'aurais pu le faire avec des potes, tu vois, mais ma mère n'a jamais beaucoup voyagé, alors... »

C'est sa manière, aujourd'hui, de prendre soin de sa famille. Catéchisé, comme « tout le monde » au Brésil, il ne pratique plus et a perdu la foi. « L’Église, c'est un concept, tu comprends ? La religion te dit ce qui est bien, ce qui est mal. Et ça entraine un jugement des gens, en fonction de ce discours. »

Une question fondamentale

Lui affirme avoir trouvé sa « propre voie » : « c'est quand même difficile de dire que quelque chose est bien ou mal pour tout le monde, ça dépend souvent des gens, de ce qu'ils vivent ». Pourtant, assez étonnamment, David Thomasi « trouve normal que l’Église parle de la famille et du mariage ».

« C'est une question fondamentale pour les gens. Partout où je suis allé, les religions parlaient de ça. C'est utile que l’Église y réfléchisse ». C'est utile, mais pour les autres : « Je comprends la ligne, j'ai lu la Bible, mais très franchement, ce n'est pas pour moi ».

Il s'excuse presque, un peu gêné : « Je suis désolé de vous dire ça, ce n'est pas un manque de respect envers l’Église, je ne sais pas si je suis la bonne personne pour parler de la famille... » Il raconte sa vie de voyage, en Amérique, en Europe, et surtout en Asie du Sud Est, « c'est ma région préférée, la Thaïlande, le Vietnam ». Et il ne se voit pas s'arrêter, ni rentrer au Brésil.

« Ma vie c'est le voyage »

« C'est difficile pour moi de penser au mariage. Ma vie c'est le voyage, et ça demande d'être seul. Je suis heureux comme ça, je ne veux pas penser comme mes parents : ''à tel âge, tu dois trouver quelqu'un, te marier, et passer ta vie avec elle''. Si ça doit arriver, un jour, ça arrivera naturellement. »

En direct de la place Saint-Pierre de Rome

Pendant toute la durée du Synode sur la famille (du 4 au 25 octobre 2015), Mikael Corre et Gwénola de Coutard, nos deux envoyés spéciaux, vont à la rencontre des familles, des pèlerins, des différentes personnes présentes sur la place Saint-Pierre.

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 18 janvier 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières