Roberto Alagna : "Pour moi, le chant est de l’ordre de la prière"

Roberto Alagna : "Pour moi, le chant est de l’ordre de la prière"

Pour célébrer ses trente ans de carrière, le ténor s’offre, le 10 août prochain, un gala d’anniversaire exceptionnel au Théâtre antique d’Orange (Vaucluse).

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 03/08/2016
  • Publié par :Nicolas Ponse
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    28 juillet 2016

Pèlerin. Une bonne raison de vous lever chaque matin ?
Roberto Alagna : La vie, tout simplement. Je trouve cela miraculeux de se réveiller chaque matin.

Ce qui vous rend meilleur ?
J’essaie d’être tolérant et à l’écoute de mon prochain.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Rien. Je fais avec ce que la nature m’a donné.

Quel est votre talent caché ?
J’ai un bon coup de crayon.

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
Une certaine timidité. Je n’avais pas osé, par exemple, demander conseil à mon confrère italien Luciano Pavarotti !

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
Par la musique, j’aimerais allumer une flamme dans le cœur de chacun.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Plus que parler, j’aimerais chanter pour lui, comme je l’avais fait pour Jean-Paul II.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
« Tu as fait bon usage du don que je t’ai donné. »

« Prier » rime avec…
Mon quotidien. Pour moi, le chant est de l’ordre de la prière. J’entre ainsi en communion avec les autres.

La dernière fois que vous avez ri ?
Devant les facéties de ma fille âgée de 2 ans.

La dernière fois que vous avez pleuré ?
En relisant des pages de l’écrivain Marcel Pagnol.

Ce qui vous met en colère ?
J’évite de l’être, c’est mauvais pour la voix !

Votre remède contre la déprime ?
Toujours la musique qui rejoint le divin.

Un geste d’amour ?
Donner sans rien attendre en retour. Mon grand-père me disait toujours : « Si quelqu’un te fait du bien, rends-lui le double. »

Quelle faute pardonnez-vous facilement ?
Toutes. Je trouve toujours des circonstances atténuantes. Je défends même les personnages de méchants que j’incarne parfois à l’opéra.

Si vous deviez faire un autre métier ?
Un qui puisse apporter du réconfort ou faire oublier les soucis.

Votre film culte ?
Tous ceux du cinéaste italien Ettore Scola.

La musique qui vous fait vibrer ?
Celle de deux compositeurs : Verdi, un musicien de la terre, et Mozart, celui du ciel.

Votre devise ?
« Essaie d’être heureux demain comme tu l’es aujourd’hui. »

Quel est votre objet chéri ?
Les Évangiles offerts par ma fille Ornella et qui m’accompagnent en voyage.

Pour vous, Jésus, c’est…
Le messager universel de l’amour. 

Votre personnage préféré de la Bible ?
Samson, que j’adore depuis l’enfance et que je vais bientôt incarner sur scène.

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Paru le 19 juillet 2018

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