Patrick Chêne : "Aimer l'autre, c'est ne pas essayer de le changer”

agrandir Patrick Chêne  : "Aimer l'autre, c'est ne pas essayer de le changer”
© Christophe Chevalin / TF1
Patrick Chêne  : "Aimer l'autre, c'est ne pas essayer de le changer”
© Christophe Chevalin / TF1

Reconverti en vigneron, Patrick Chêne, l'ex-présentateur du Tour de France reprend du service, à 62 ans, le temps de la Coupe du monde de football.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 03/07/2018
  • Publié par :Marie-Hélène Servantie
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    7075 du 5 juin 2018

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Il y a un an, à la lecture de mes analyses qui étaient très mauvaises (en 2017, il s'est battu contre un cancer de la vessie, NDLR). Quelqu'un m'a alors dit qu'on construisait son avenir sur ses larmes. J'en ai fait une force.

Ce qui vous rend meilleur ?
Vivre à deux, car cela donne des exigences. Quand on a tendance à se laisser aller ou à se la raconter, la vie de couple remet tout de suite les choses à leur place.

Ce qui vous met en colère ?
Les fausses excuses, par facilité. Comme, par exemple, celles que l'État s'est trouvées pour ne pas interdire le glyphosate ! À ma petite échelle, dans mes vignes au pied du mont Ventoux (Vaucluse), nous n'utilisons aucun produit chimique et favorisons les interventions manuelles. Et ça marche !

Ce qui vous fait peur ?
Le fait qu'il arrive quelque chose aux enfants, en particulier à ma petite dernière, âgée de 7 ans. Leur vulnérabilité me bouleverse. Depuis vingt ans, je parraine, avec Vanessa Paradis, l'association Rêves, qui permet d'exaucer ceux des enfants et adolescents très gravement malades.

Votre remède contre la déprime ?
Je suis totalement positif. Quand il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème. C'est ma philosophie, et dans ce cas-là, il faut laisser faire les choses.

Un geste d'amour ?
Ne pas essayer de changer l'autre.

Quelle faute pardonnez-vous ?
Plus facilement la méchanceté que la bêtise. On peut pousser quelqu'un de méchant à réfléchir. Alors que quelqu'un de bête, c'est cuit : il n'y a plus rien à faire.

Votre film culte ?
Ma nuit chez Maud, d'Eric Rohmer. Je peux en citer des passages entiers. C'est un film emblématique d'une période de ma vie d'étudiant et dont le thème du renoncement m'a marqué.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
L'Église en tant qu'institution. La faculté qu'elle a à gérer son décalage par rapport à des réalités sociales et sociétales.

Pour vous, Jésus, c'est…
Un gars exceptionnel, ouvert, généreux, qui a véhiculé des idées formidables.

Votre personnage préféré de la Bible ?
Marie Madeleine : fragile et touchante.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu'aimeriez-vous qu'il vous dise ?
« Tu as fait ton possible mais tu aurais pu faire mieux. »

« Prier » rime avec…
Je laisse cela aux autres. Quand j'étais très malade, j'ai été vraiment touché par des gens que je connais, très catholiques, qui m'ont fait comprendre, sans me le dire, qu'ils avaient prié pour moi.

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Paru le 19 juillet 2018

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