Natacha Polony : "Jésus est le plus grand révolutionnaire"

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© Christophe Guibbaud/Capapictures pour Europe 1
Natacha Polony : "Jésus est le plus grand révolutionnaire"
© Christophe Guibbaud/Capapictures pour Europe 1

Journaliste de presse, de radio et de télévision, elle conçoit son métier comme un engagement. Rencontre avec une passionnée, réputée pour son franc-parler.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 23/06/2016
  • Publié par :Corinne Renou-Nativel
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6969 du 23 juin 2016

Pèlerin : La dernière fois que vous avez ri ?
Natacha Polony : En lisant Pelham Grenville Wodehouse, auteur anglais du XXe siècle,à l’humour très particulier.

La dernière fois que vous avez pleuré ?
En constatant que la moitié de ma bibliothèque avait disparu dans un dégât des eaux.

Une bonne raison de vous lever ?
Avoir une cause à défendre, des gens qu’on aime, regarder la beauté autour de soi.

Ce qui vous rend meilleure ?
Ne pas rester centrée sur mon nombril.

Ce qui vous met en colère ?
Appartenir à une société qui abrutit l’être humain et ne lui fait pas tirer le meilleur de lui-même.

Ce qui vous fait peur ?
Le fait que la civilisation peut disparaître très vite. Les humains l’ont montré dans le passé.

Un geste d’amour ?
S’inquiéter pour l’autre, comme dans la chanson Avec le temps, de Léo Ferré : « Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid. »

Quelle faute pardonnez-vous facilement ?
Les petites inattentions à mon égard.

Quel est votre talent caché ?
Je sais coudre des robes dans du tissu pour rideau.

La musique qui vous fait vibrer ?
Cela va de toute l’œuvre de Jordi Savall jusqu’à l’allegretto de La tempête, de Beethoven, joué par le pianiste autrichien Alfred Brendel. Une œuvre bouleversante.

Votre devise ?
« Invente un empire où simplement tout soit fervent. » Antoine de Saint-Exupéry, dans son écrit posthume Citadelle.

Votre héros du quotidien ?
Mon mari (le journaliste et critique gastronomique Périco Légasse, NDLR). Grâce à lui, le quotidien n’est jamais un ennui.

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
La timidité, les rêveries, le caractère entier, l’incapacité totale à inventer un sujet de conversation dans des situations mondaines.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
Que tous les humains prennent un repas ensemble, pour qu’ils s’aperçoivent que, quand on a partagé le pain, on n’a pas envie de faire la guerre.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Le fait de savoir si la question de l’existence de Dieu n’est pas moins importante, au fond, que celle de l’accomplissement des Évangiles sur Terre.

Pour vous, Jésus, c’est…
Le plus grand révolutionnaire. Avec son sermon sur la montagne, il propose ni plus ni moins d’abolir la violence.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
Qu’il me convainque que ce mal, cette souffrance, ces horreurs, c’est le prix à payer pour la liberté de l’homme.

« Prier » rime avec…
Partager et savourer.

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Paru le 19 juillet 2018

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