Jean-Marc Barr "J'aimerais bien rire avec le pape"

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© Jean-Baptiste Quentin/photopqr/Le Parisien
Jean-Marc Barr "J'aimerais bien rire avec le pape"
© Jean-Baptiste Quentin/photopqr/Le Parisien

Son nom est associé au film phénomène Le grand bleu. Mais aujourd'hui, c'est de ses craintes et de ses aspirations dont nous parle ce comédien franco-américain de 57 ans, avide de liberté.

En confidences

À propos de l'article

  • Publié par :DJIAN Laurent
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    7070 du 31 mai 2018

Une bonne raison de vous lever chaque matin ?
 Je ne me lasse pas de contempler le lever du soleil, vers 5 h 30, sur les collines de San Diego (Californie). Un spectacle magique.

Ce qui vous met en colère ?
L'absence de moralité.

Quelle faute pardonnez-vous facilement ?
J'ai appris à accepter les gens tels qu'ils sont, avec leurs faiblesses.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Je voudrais arrêter de fumer. C'est dur, je n'arrive pas à grandir et à quitter la fête.

Quel est votre talent caché ?
Je suis un expert en flânerie, j'étudie l'art de ne rien faire. J'ai la chance, immense, d'exercer un métier qui me laisse du temps.

Votre film culte ?
Certains films ont marqué mon adolescence comme Easy Rider (1969) ou Les hommes du Président (1976) : pour la première fois, la culture attaquait l'autorité. Les acteurs n'étaient plus de simples amuseurs, ils prenaient la parole pour clamer la vérité. Un comédien, tel un prêtre, a ce pouvoir d'influencer les autres.

Quel est votre objet chéri ?
Une boussole, que mon grand-père gardait dans sa Ford. Elle ne fonctionne plus, mais elle me projette dans les années 1960, au milieu des champs de maïs.

Votre héros du quotidien ?
Chris Hedges, un journaliste américain qui a couvert toutes les guerres. C'est un grand moraliste, un fils de presbytérien, il dénonce toutes les horreurs de notre époque.

Que reste-t-il en vous de l'enfant que vous étiez ?
Mon goût pour les farces et la provocation.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
L'état du monde me préoccupant plus que tout, je m'empresserais de le restaurer.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Je le trouve très ouvert. J'aimerais bien trouver un sujet qui nous fasse rire tous les deux.

Pour vous, Jésus, c'est…
En tant qu'acteur, je me dois d'être hédoniste, de tout essayer et de m'affranchir des dogmes. Je suis néanmoins baptisé, j'ai travaillé deux étés dans une église et, dans mon enfance, Jésus a compté. J'essaie de transmettre à mon fils certains de ses principes, comme d'aider les plus pauvres ou de ne pas faire à l'autre ce que l'on n'aimerait pas qu'il nous fasse.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu'aimeriez-vous qu'il vous dise ?
Après Le grand bleu, j'ai refusé des films commerciaux qui ne me ressemblaient pas. Aujourd'hui, je ne suis pas riche, mais je ne me suis pas vendu. J'espère qu'il me féliciterait de mon intégrité.

« Prier » rime avec…
Espérer

SON ACTU

Il prête sa voix au formidable documentaire L'homme dauphin, sur les traces de Jacques Mayol, ce plongeur qu'il incarna il y a trente ans, dans Le grand bleu. En salles le 30 mai.

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Paru le 19 juillet 2018

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