Isabelle Morizet, alias Karen Cheryl : "Jésus, c’est le premier homme de gauche"

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© VIM/ABACAPRESS.COM
Isabelle Morizet, alias Karen Cheryl : "Jésus, c’est le premier homme de gauche"
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Vedette de la chanson dans les années 1970-1980, sous le nom de Karen Cheryl, elle s’est bâti depuis vingt ans une carrière à la radio avec son véritable patronyme.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 03/01/2017
  • Publié par :Marie-Hélène Servantie
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6997 du 5 janvier 2017

La dernière fois que vous avez ri ?
En revoyant un spectacle de Dany Boon. Son humour, poétique et surréaliste, m’enchante.

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Quand j’ai perdu papa, mon héros, mort dans mes bras. Je savais que le chagrin me submergerait, mais ça a été un désespoir et une douleur au-delà de tout ce que j’avais imaginé.

La dernière fois que vous avez demandé pardon ?
Sans arrêt ! J’ai reçu une éducation protestante, avec un goût certain pour la contrition.

Une bonne raison de vous lever chaque matin ?
Le tour de piste qui nous est donné est court. Je prends chaque jour comme une vie en soi, une sorte de carburant. Pas une routine.

Ce qui vous rend meilleure ?
Être heureuse.

Votre remède contre la déprime ?
Notre famille, très réduite et dispersée sur le plan géographique, est extraordinairement soudée. Nous sommes très branchés les uns aux autres par la technologie. Ce partage est essentiel à mon bonheur.

Quelle faute pardonnez-vous aisément ?
Les mensonges dits pour adoucir et embellir la vie.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Mon côté pessimiste, que je combats d’ailleurs avec énergie. J’aimerais m’alléger.

Si vous deviez exercer un autre métier, ce serait ?
Médecin, pour faire des recherches en laboratoire. Avant la chanson, je me destinais à cela.

Votre devise ?
Je n’en ai pas. Mais j’ai déjà une épitaphe, la même que celle de l’écrivaine Louise de Vilmorin : « Au secours ! »

Votre héros du quotidien ?
Mon époux (NDLR : Jérôme Bellay, journaliste et patron de presse). Un homme phénoménal !

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
Je suis l’enfant que j’étais. Je fais juste semblant d’être une adulte.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
Je demanderais à mon papa, qui serait là dans la seconde : « On repart quand traverser la Méditerranée à la voile ? »

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Je lui dirais : « Très Saint-Père, pensez-vous que le monde gagnera le combat du bien ? »

Pour vous, Jésus, c’est…
Le premier homme de gauche.

Votre personnage préféré de la Bible ?
Booz, pour le magnifique poème Booz endormi, de Victor Hugo.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
« Il y a une vie après la vie. » En écartant les bras.

« Prier » rime avec…
Aimer. Je ne vois pas d’autre réponse.

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Paru le 12 octobre 2017

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