Grégory Turpin "J’aimerais pouvoir tout pardonner, car je ne suis personne pour juger"

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© Delphine Ghosarossian / Divergence
Grégory Turpin "J’aimerais pouvoir tout pardonner, car je ne suis personne pour juger"
© Delphine Ghosarossian / Divergence

Ce chanteur de 36 ans, croyant et engagé, retrace son parcours dans « un guide de vie » dédié à celles et ceux qui refusent la fatalité.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 19/07/2016
  • Publié par :Alice Pattyn
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    9673 du 21 juillet 2016

Pèlerin : Une bonne raison de vous lever chaque matin ?
Je suis heureux de ce que la musique me permet d’accomplir. Je m’émerveille vraiment de ce que Dieu fait dans ma vie.

Ce qui vous rend meilleur ?
J’essaie de me regarder avec objectivité.

Un geste d’amour ?
En Irak, où je suis allé chanter pour des déplacés, chrétiens d’Orient pour la plupart, j’ai partagé des moments avec ces gens qui ont tout perdu et restent fidèles à leur foi. Leur accueil désintéressé m’a permis d’avoir un tout autre regard sur la vie.

Votre remède contre la déprime ?
Musique et prière. Les deux sont souvent liées.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Mon mauvais caractère : arrêter de râler quand ça ne va pas bien.

Si vous deviez exercer un autre métier, ce serait ?
Pour rien au monde je n’en ferais un autre.

Quel est votre talent caché ?
La cuisine. Même si je manque de temps, je prépare des plats familiaux à partager. Mon préféré : le lapin aux morilles.

Votre devise ?
« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (Lc 6, 36)

Que trouve-t-on sur votre table de nuit ?
Une Bible, le livre Histoire d’une âme, de sainte Thérèse de Lisieux, et mon téléphone portable.

La musique qui vous fait vibrer ?
J’aime beaucoup le chant grégorien. Ces voix donnent une prière unanime qui s’élève et dit quelque chose de Dieu.

Vos héros du quotidien ?
Les gens avec lesquels je travaille. Ils sont bienveillants avec moi et m’aident dans ma mission.

Quelle faute pardonnez-vous facilement ?
J’aimerais pouvoir tout pardonner, car je ne suis personne pour juger. À l’âge de 18 ans, mon séjour d’une année chez les frères carmes, des religieux contemplatifs et apostoliques, m’a conduit à faire preuve de plus de patience et de tolérance à l’égard des autres.

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
Ma timidité, même si je me soigne.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
Un tour du monde à la découverte des chrétiens et de leur foi.

Votre mot préféré ?
J’en ai deux : bienveillance et miséricorde.

Vous disposez d’un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Je l’ai déjà rencontré. Je lui avais alors demandé qu’il prie pour moi et qu’il me bénisse pour ce que je porte dans mon cœur.

Pour vous Jésus, c’est…
Un révolutionnaire. Et mon plus fidèle ami.

Votre personnage préféré de la Bible ?
Saint Jean, le disciple que Jésus aimait.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
« Je t’attendais. »

« Prier » rime avec…
Intimité. Et aimer.

Grégory Turpin - Changer de vie

 

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Paru le 19 juillet 2018

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