Denis Podalydès : “Adolescent, j’ai songé à devenir moine”

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Denis Podalydès, acteur et metteur en scène, sera à la Comédie-Française à partir du 29 septembre. © Romain Lafabregue/AFP Photo
Denis Podalydès, acteur et metteur en scène, sera à la Comédie-Française à partir du 29 septembre.
Denis Podalydès, acteur et metteur en scène, sera à la Comédie-Française à partir du 29 septembre. © Romain Lafabregue/AFP Photo

Il virevolte entre planches et cinéma depuis près de trente ans. L'homme est aussi discret que l'acteur est brillant. Denis Podalydès nous livre ses confidences.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 14/09/2017
  • Publié par :Laurent Djian
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    7034 du 21 septembre 2017

La dernière fois que vous avez ri ?
Ce matin, avec ma fille de 17 mois qui joue à prendre des postures d’adulte.

La dernière fois que vous avez demandé pardon ?
Dans la rue, à une personne qui m’a bousculé. Oui, je m’excuse même quand je n’ai pas tort.

Ce qui vous rend meilleur ?
La confiance que les autres m’accordent.

Votre remède contre la déprime ?
Rouler en scooter vers le Parc des Princes.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Je rêve d’augmenter mes capacités physiques.

Si vous deviez exercer un autre métier ?
Professeur, comme dans Les grands esprits. Ma mère l’était et je me destinais à l’enseignement avant que le théâtre ne me rattrape.

Quel est votre talent caché ?
Le ping-pong. Quand j’étais adolescent, mon père avait installé une table dans l’arrière-salle de sa pharmacie. J’y jouais tous les jours, je me débrouillais très bien.

Votre film culte ?
Apocalypto, un film d’aventures très violent de et avec Mel Gibson. Il est la réplique exacte de l’un de mes cauchemars récurrents. À la première vision, j’ai eu l’impression que l’auteur avait pioché son scénario dans mes rêves.

La musique qui vous fait vibrer ?
La musique religieuse des XVIe et XVIIe siè-cles, de Lully à Roland de Lassus. Le Comte Ory, aussi, un opéra que je vais mettre en  scène en décembre.

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
La crédulité, l’incertitude, le besoin d’imiter. Et mon grand frère Bruno, bien sûr.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Je lui poserais des questions banales. Je serais bien trop intimidé pour oser parler d’un sujet qui pourtant m’interpelle : la pédophilie au sein de l’Église.

Pour vous, Jésus, c’est…
Cet être éblouissant comme le soleil que décrivent les Évangiles. Un vagabond doté de pouvoirs spéciaux, un faiseur de miracles qui avait demandé à ses apôtres de faire vœu de pauvreté. Un héros magnifique, toutefois promis à la mort.

Votre personnage préféré de la Bible ?
Judas Iscariote. Les traîtres sont abandonnés de tous, c’est en cela qu’ils m’émeuvent.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
« Alors, vous aussi êtes fan de Neymar ? » (Joueur de football brésilien recruté cet été par le Paris Saint-Germain, NDLR.)

« Prier » rime avec…
Vibrer. Vers 14-15 ans, les récits bibliques m’enivraient. Je me posais des questions métaphysiques sur Dieu, le mal, l’altruisme. J’ai même songé à devenir moine. […] Je ne ressentais rien durant ma prière du soir chez ma grand-mère, mais j’étais dans un état proche de la transe quand je priais durant mes retraites religieuses. J’ai longtemps réclamé une apparition. Je l’attends encore.


Son actu :
 Un film : Les grands esprits. Il y campe un professeur muté dans un collège de banlieue (lire Pèlerin du 14 septembre 2017).
 Une pièce : Les damnés. Il y joue le baron Konstantin von Essenbeck. À partir du 29 septembre, à la Comédie-Française.

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Paru le 12 juillet 2018

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