Bérénice Bejo "J’espère bien devenir arrière-grand-mère"

Bérénice Bejo "J’espère bien devenir arrière-grand-mère"

Césarisée en 2012 pour The Artist, la lumineuse Bérénice Bejo, 40 ans, a toujours soigneusement choisi ses rôles. Elle nous raconte le film de sa vie.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 09/08/2016
  • Publié par :Laurent Djian
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    4 août 2016

Pèlerin : La dernière fois que vous avez ri ?
Bérénice Bejo : J’ai la chance d’avoir un mari (NDLR : le réalisateur Michel Hazanavicius) très drôle. Il me fait rire tous les jours.

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Il y a six mois, j’ai eu de gros coups de blues à l’approche de la quarantaine. Cela n’a heureusement pas duré : le 7 juillet, j’ai fêté mon changement de décennie dans la bonne humeur.

La dernière fois que vous avez demandé pardon ?
Aucune idée, mais je m’excuse très facilement. C’est l’une de mes qualités, et une notion que j’enseigne à mes enfants.

Une bonne raison de vous lever chaque matin ?
Prendre le petit déjeuner en famille et arroser les fleurs de mon jardin.

Ce qui vous met en colère ?
L’abus de pouvoir, qu’il soit exercé par le videur d’une boîte de nuit ou un chef d’État.

Ce qui vous fait peur ?
Dans la mesure du possible, je refuse la peur car elle est mauvaise conseillère. La crainte qu’il arrive malheur à ses enfants amène à les protéger plus que de raison.

Un geste d’amour ?
Préparer le café pour son époux qui dort encore.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Je voudrais savoir dessiner. Et écrire sans fautes d’orthographe.

Quel est votre talent caché ?
Je cuisine bien, et pas seulement les escalopes milanaises, recette que mon père m’a apprise.

Que trouve-t-on sur votre table de nuit ?
Des gommes en forme d’hippopotame, des dessins de mes enfants et des mots d’amour de mon mari.

Votre devise ?
« Profitez du moment présent. » Une maxime naïve mais essentielle en cette période d’extrémisme et de fanatisme.

Quel est votre objet chéri ?
Enfant, j’ai perdu un collier offert par mes parents. J’en ai éprouvé tellement de peine que je me suis jurée de ne plus m’attacher aux objets.

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
Je ne souffre pas du syndrome de Peter Pan mais j’aime faire des bêtises, sauter dans les flaques. Je suis aussi toujours partante pour une bataille d’eau avec le tuyau d’arrosage.

Vous avez cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Comme il a grandi et vécu en Argentine, pays que mes parents ont fui durant la dictature militaire (NDLR : elle avait 3 ans), j’aimerais savoir s’il a pu, à l’époque, lutter contre le pouvoir en place.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
« Tu en as mis du temps, dis donc. » J’espère bien vivre le plus tard possible, au moins jusqu’à devenir arrière-grand-mère.

« Prier » rime avec…
Rêver.

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Paru le 19 juillet 2018

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