Denis Brogniart : "J’aimerais discuter foot avec le pape François"

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© Laurent Vu / TF1
Denis Brogniart  : "J’aimerais discuter foot avec le pape François"
© Laurent Vu / TF1

Depuis 2002, il présente Koh-Lanta, l’émission de télé-réalité et d’aventures de TF1. En juin, ce journaliste sportif fêtera ses 50 ans.

À propos de l'article

  • Publié par :Marie-Hélène Servantie
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    7016 du jeudi 17 mai

La dernière fois que vous avez ri ?

En écoutant l’humour aiguisé de ma femme devant une situation cocasse, dans le restaurant où nous dînions pour son 40e anniversaire.

La dernière fois que vous avez demandé pardon ?

Je ne tourne pas sept fois la langue dans ma bouche avant de parler, mais je m’excuse aussi vite que je peux m’emporter.

Ce qui vous rend meilleur ?

Mes contacts avec les associations que je parraine : Architectes de l’urgence, qui porte secours aux populations dont les infrastructures ont été détruites par des catastrophes ; Dunes d’espoir, qui permet à de jeunes handicapés moteurs de participer à des compétitions sportives ; et les blessés de guerre, dont j’ai l’honneur d’être, à la demande de l’Armée française, le parrain.

Ce qui vous fait peur ?

Le vide. Je suis atteint d’un vertige panique qui m’empêche, par exemple, de prendre tout seul un télésiège.

Votre remède contre la déprime ?

Courir par tous les temps et à toute heure du jour ou de la nuit. Je ne peux que conseiller ce remède !

Votre film culte ?

La ballade de Narayama (1983), de Shōhei Imamura, Palme d’or 1983 à Cannes. Je reste bouleversé par son regard sur le culte rendu aux personnes âgées et à la fratrie.

Votre héros du quotidien ?

Patrick Coulombel, le patron des Architectes de l’urgence. J’aimerais avoir un dixième de son énergie pour aider les autres.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?

Je ferais revenir mon père, mort à l’âge de 49 ans. On enfilerait nos baskets et on partirait courir tous les deux.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?

D’abord, je lui serre la main très chaleureusement : il fait partie des cinq personnalités avec qui je souhaite vraiment m’entretenir. Ensuite, j’évoque la question du célibat des prêtres : je ne comprends pas comment ceux-ci peuvent aider, sans en avoir l’expérience, des couples mariés et des familles en difficulté. Enfin, j’aimerais bien discuter foot avec lui, parce que je sais qu’il est un grand fan.

Pour vous, Jésus, c’est…

Je ne sais pas et ça me pose problème. Je viens d’une famille très chrétienne : une tante carmélite, un grand-oncle prêtre. Mes grands-parents étaient abonnés à Pèlerin et ils y abonnaient également mes parents. Mais je n’ai pas besoin de Jésus pour faire le trait d’union avec la foi immense que je ressens. « Jésus, fils de Dieu », en regard de mon côté cartésien, ça ne veut pas dire grand-chose.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?

« Tu t’es efforcé d’être un honnête homme. »

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Paru le 7 décembre 2017

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