Christophe Malavoy : “Jésus me touche parce qu'il parle d'amour"

agrandir Christophe Malavoy joue actuellement la pièce Fausse note, au théâtre Saint-Michel à Paris.
Christophe Malavoy joue actuellement la pièce Fausse note, au théâtre Saint-Michel à Paris. © Éric Robert/Alamo
Christophe Malavoy joue actuellement la pièce Fausse note, au théâtre Saint-Michel à Paris.
Christophe Malavoy joue actuellement la pièce Fausse note, au théâtre Saint-Michel à Paris. © Éric Robert/Alamo

Comédien pudique, il a plus d'une corde à son arc, entre cinéma, télévision, théâtre et littérature. On le retrouve actuellement sur scène, au côté de Tom Novembre.

À propos de l'article

  • Créé le 10/10/2017
  • Publié par :Nicolas Ponse
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    7037 du 12 octobre 2017

Pèlerin. Une bonne raison de vous lever chaque matin ?
Christophe Malavoy. L'envie de voir le jour se lever et de profiter d'un instant de sérénité. J'ai plutôt un tempérament contemplatif.

Ce qui vous rend meilleur ?
Mon engagement comme parrain de l'association SOS Amitié. Je suis sensible à la dignité à laquelle chaque être humain a droit. Et vaincre la solitude est une cause magnifique.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Une certaine pudeur qui m'empêche de me confier plus facilement aux autres.

Quel est votre talent caché ?
Un guide des vins. L'œnologie me passionne.

Que reste-t-il en vous de l'enfant que vous étiez ?
Mon regard sur le monde, innocent et bienveillant. J'ai su aussi garder mes rêves intacts.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
Jouer Jean Valjean. Depuis toujours, ce personnage de Victor Hugo me fascine pour sa grande humanité.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
La question du célibat des prêtres.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu'aimeriez-vous qu'il vous dise ?
« Bravo. Je vous ai trouvé formidable dans Fausse note » (la pièce qu'il joue en ce moment, NDLR).

« Prier » rime avec…
Besoin de transcendance, d'élévation. J'aime pousser la porte des églises pour me retrouver, m'interroger sur le sens de ma vie.

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Lors de la disparition de ma mère. J'ai l'impression qu'elle m'accompagne sur scène.

Votre remède contre la déprime ?
Jouer ou écrire des romans. Je suis un passeur de textes et d'émotion.

Un geste d'amour ?
Savoir écouter l'autre. Le regarder vraiment sans se regarder soi-même.

Quelle faute pardonnez-vous facilement ?
Les petits mensonges auxquels nous sommes parfois tous contraints.

Si vous deviez faire un autre métier ?
Vigneron.

La musique qui vous fait vibrer ?
J'écoute parfois du jazz mais je reviens toujours à Mozart, qui me ravit. Avec lui, j'ai l'impression de m'élever.

Votre devise ?
« Sois singulier. »

Quel est votre objet chéri ?
Des courriers, des petits mots d'encouragement adressés par des spectateurs.

Vos héros du quotidien ?
Les marins. Ceux qui prennent la mer chaque jour me semblent être les derniers aventuriers de notre temps.

Pour vous, Jésus, c'est…
Celui de l'Évangile selon saint Jean, qui me touche parce qu'il parle d'amour.

Son actu :

La pièce Fausse note, huis clos entre un prestigieux chef d’orchestre et un admirateur plutôt inquiétant qui fait resurgir le passé... Au Théâtre Michel (Paris), jusqu'au 7 janvier 2018. Rens. : www.theatre-michel.fr

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Paru le 23 novembre 2017

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