Adèle de Batz a été béatifiée dimanche

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Béatification d'Adèle de Batz (Mère Marie de la Conception), à Agen (Lot-et-Garonne), le 10 juin 2018. © KTO
Béatification d'Adèle de Batz (Mère Marie de la Conception), à Agen (Lot-et-Garonne), le 10 juin 2018.
Béatification d'Adèle de Batz (Mère Marie de la Conception), à Agen (Lot-et-Garonne), le 10 juin 2018. © KTO

Adèle de Batz de Trenquelléon a été béatifiée dimanche 10 juin, à Agen (Lot-et-Garonne). Elle avait été reconnue bienheureuse en 2017 grâce à la guérison attribuée à son intercession d’une religieuse marianiste italienne, atteinte en 1997 d’un cancer.

À propos de l'article

  • Créé le 10/06/2018
  • Publié par :Sabine Harreau
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    11 juin 2018

Adèle de Batz de Trenquelléon a été reconnue bienheureuse en mai 2017, par le pape François, grâce à la guérison inexpliquée, attribuée à son intercession, d’une religieuse marianiste italienne, atteinte en 1997 d’un cancer en phase terminale. 

Ce 10 juin, elle a été béatifiée à Agen (Lot-et-Garonne), tout près du lieu de sa naissance.

Une procession a conduit  les reliques de la bienheureuse, de la Cathédrale Saint-Caprais jusqu’au Parc des Expositions d’Agen où s'est tenue la célébration. Elle a été présidée par le cardinal Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints au Vatican, accompagné du cardinal Sarah et du Cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, et du postulateur de la cause d’Adèle : le Père Antonion Gascon.

 

Adèle naît le 10 juin 1789 au château de Trenquelléon, à 25 km d’Agen. Son père, le baron Charles de Batz, est lieutenant au régiment des Gardes françaises. Sa mère, femme généreuse, se dévoue pour les plus démunis.

En 1797, la Révolution pousse la famille à l'exil. Elle se réfugie au Portugal. Le 6 janvier 1801, jour de l’Épiphanie, Adèle fait sa première communion à Saint-Sébastien en Espagne. C'est en cette période que s'exprime pour la première fois sa vocation : elle annonce son désir de devenir carmélite.

En 1801, la famille peut rentrer en France et se réinstalle dans la propriété. Pour aider les plus pauvres, la fillette élève des poules. Elle distribue des œufs aux plus pauvres ainsi que le bénéfice des ventes des animaux. Elle fait le catéchisme aux enfants du village et rassemble autour d’elle de nombreuses amies qui l’aident dans ses activités.

Le 6 février 1803, elle reçoit le sacrement de confirmation  qui  marquera profondément sa vie. Elle fait plusieurs fois référence à cet événement dans ses écrits. En 1804, Adèle décide de fonder, avec une amie de confirmation, "La petite société", un groupe de jeunes filles qui prient ensemble, avec le désir de devenir des missionnaires. De son château de Trenquelléon, elle les dirige et leur écrit. Sous son impulsion, chacune, dans son village ou sa ville, s’engage dans des œuvres de charité et d’apostolat. L'association s'accroît rapidement autour d'Agen. Une demande en mariage la trouble mais la conforte dans son désir de rencontre avec Dieu.

Adèle voudrait aller plus loin, vivre en communauté, être religieuse.

En 1808,"La petite société" compte 60 jeunes filles et quelques prêtres. Elle s’étend sur plusieurs départements : Landes, Dordogne, Lot, Gers, Lot et Garonne, puis dans les Pyrénées. Pendant l’été Mme de Trenquelléon en vacances à Figeac rencontre M Lafon, membre de la congrégation du Père Guillaume-Joseph Chaminade, qui a fondé la Société de Marie (les Marianistes), Elle parle de ce que fait sa fille. À l’automne, Adèle écrit au Père  Chaminade, pour demander l’affiliation de sa communauté à sa congrégation. Celui-ci accepte. Il la rencontre en 1810.  En effet, avec quelques-unes de ses compagnes, Adèle voudrait aller plus loin, vivre en communauté, être religieuse. Le fondateur hésite.

“Faisons ce que nous pouvons et le Bon Dieu fera le reste. Prions surtout car, comme le succès dépend de Dieu, l’humble et persévérante prière peut tout obtenir."

Finalement ce projet voit le jour le 25 mai 1816 à Agen. Avec cinq autres jeunes filles, Adèle fonde l'Institut des Filles de Marie, qui sera appelé ensuite les Filles de Marie Immaculée, plus connu sous le nom de sœurs marianistes. La fondatrice prend le nom de "Mère Marie de la Conception". “Faisons ce que nous pouvons et le Bon Dieu fera le reste. Prions surtout car, comme le succès dépend de Dieu, l’humble et persévérante prière peut tout obtenir", dit-elle dans l'un de ses écrits destinés aux sœurs de sa communauté.

Ces religieuses souhaitent être missionnaires, vivre en communauté pour pouvoir se mettre à temps plein au service des plus petits, des pauvres, révéler à chacun l’amour que le Seigneur lui porte. Elles accueillent chez elles retraites, préparations aux sacrements... Elles organisent un ouvroir où sont donnés des cours de couture. Bientôt, elles créent des classes gratuites pour les enfants pauvres de la ville. En dépit des difficultés des premières années, le nombre des Filles de Marie Immaculée croît. Les fondations se succèdent : Tonneins (1820), Condom et Bordeaux (1824) et Arbois (1826).  

« Hosanna au Fils de David ! »

Affaiblie par l'intensité de son travail,  Mère Marie de la Conception s'éteint le 10 janvier 1828 au couvent d'Agen. Ses derniers mots sont un cri d'espérance et de foi en Dieu : « Hosanna au Fils de David ! »

Adèle de batz

Adèle de Batz, Mère Marie de la Conception en religion, (1789 - 1828). © DR

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Paru le 21 juin 2018

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